Si je suis devenue massothérapeute, c’est sans aucun doute parce que, d’abord et avant tout, je suis addict au toucher.

Depuis que je suis toute petite, j’ai utilisé toutes les astuces imaginables pour recevoir un toucher doux qui m’appaiserait et me ferait sentir bien dans mon corps pendant quelques instants. Les « frissons » – j’appelais ça comme ça – c’était une genre de caresse effectuée du bout des doigts, tout doucement sur la peau ou sur les vêtements. J’en demandais TOUT LE TEMPS à mes parents et plus tard à mes amoureux. Dans la cours de récré, j’arrivais même à convaincre mes amies de faire des cercles de « frissons ». On s’assoyait par terre, une derrière l’autre, et on « dessinait » sur le dos de l’amie assise devant pendant que celle derrière nous dessinait dans le dos. C’était trop cool 🙂

De tous les temps, le toucher a toujours été la meilleure façon de me calmer, de me réconforter, de me faire du bien. Surtout dans les pires moments. Je me souviens encore d’être couchée sur mon divan, la tête sur les genoux de mon amie Marja. Elle m’a joué dans les cheveux pendant une bonne trentaine de minutes et j’aurais voulu que ça dure toute la journée. J’étais au plus creux d’un moment difficile et pour la première fois je me sentais mieux. Comme si ça déclenchait une réaction de détente instantannée dans ma chair.